Nos emballages en verre ne sont pas des déchets, mais un bien commun que nous devons gérer collectivement.

N’en jetez plus, la benne est pleine !

Le décollage des étiquettes : quelques astuces

Pour enlever les étiquettes, un simple trempage d’une nuit dans une eau soudée peut parfois suffire. Il faut réaliser cette opération en extérieur en se munissant de gants et il est préférable pour des raisons écologiques de ne pas changer l’eau et donc de couvrir le bac que vous utiliserez pour cette opération. 

Pour enlever les résidus de colle, vous pouvez en venir à bout en grattant la surface de vos pots ou le bord de vos yaourts à l’aide d’une lame ou d’une éponge en paille de fer. De la même manière, vous viendrez à bout facilement des encres imprimées sur vos pots.

Pour vous faciliter la tâche, vous pouvez utiliser un mélange composé de sel de table, d’huile alimentaire et de bicarbonate de soude que vous conserverez dans un pot. En enduisant les surfaces à nettoyer de ce produit miracle à l’aide d’un pinceau alimentaire et en massant le pot avec votre main, vous laissez reposer quelques minutes et vous recommencez l’opération de grattage. 

Votre pot une fois lavé est prêt à la réutilisation !

 

Le décollage des étiquettes : les tests

Avant d’envisager le développement économique de notre activité, nous avons besoin de répertorier les pots en fonction de la difficulté que nous aurons à en décoller les étiquettes.

Cela va nous permettre de réaliser notre cahier des charges en distinguant :

  • Les pots destinés à la casse (Liste noire) qui seront vendus en verre perdu blanc à la verrerie de Masnières.
  • Les pots qui figureront au catalogue des producteurs / transformateurs
  • Les pots qui figureront au catalogue des particuliers

NB : les pots cylindriques TO82 de 150 et 100 centimètres de hauteur sont réservés aux porteurs de projets vrac, quelle que soit la résistance des colles utilisées.

En effet, qu’il s’agisse de pots ou de bouteilles, le décollage des étiquettes est un frein récurant qui fragilise le modèle économique des acteurs du réemploi et de la réutilisation. 

Nous avons déjà beaucoup à faire en matière de collecte, de tri, de lavage et de logistique. Pour éviter d’avoir à négocier avec chaque producteur en amont pour les mettre aux normes en matière de colle hydrosoluble. Il est plus judicieux d’inciter ces mêmes producteurs ainsi que l’ensemble du secteur agro-alimentaire à faire un effort en matière d’écoconception. 

C’est pourquoi, nous allons réaliser des tests sur les étiquettes et répertorier les résultats obtenus au sein d’une vaste base de données. Une appli sera ensuite créée pour que les consommateurs soient informés de la réemployabilité des emballages qu’ils utilisent.

Les producteurs vertueux pourront ainsi être valorisés (ce qui n’est pas le cas actuellement) et ce sera une belle occasion de dépasser les logiques territoriales de la consigne. 

Par exemple, une bouteille Moulin d’Ascq consignée dans les Hauts-de-France et vendue en Alsace, pourra être identifiée comme réemployable grâce à cette appli par un brasseur alsacien utilisant le même type de bouteille. N’étant plus limité qu’à la récupération de sa seule marque, il pourra plus facilement reconstituer son parc d’emballages.

En prévision des ces tests, nous sommes donc à la recherche de pots avec des étiquettes intactes pour alimenter cette opération appelée « labo » que nous espérons mettre en place assez rapidement.

 

Etiquettes à télécharger

Imprimez la planche dont vous avez besoin, découpez les étiquettes que vous voulez utiliser. 

Un conseil : collez-les sur les pots ou bocaux avec du lait à l’aide d’un pinceau puis tamponnez avec un chiffon pour enlever toute trace résiduelle.

Le mieux est d’utiliser du lait en poudre périmé pour éviter le gaspillage alimentaire.

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